Interview de J.M. Erre à l’occasion de la sortie de La Fin du monde a du retard

La Fin du monde a du retard de J.M. Erre, sortie le 6 février 2014

Quelques questions à J.M. Erre :


Quel est le thème de votre nouveau roman ? Qu’est ce qui a inspiré son écriture ?
La Fin du monde a du retard s’intéresse aux théories du complot, un thème omniprésent dans nos sociétés modernes où la notion de « vérité » n’a jamais été aussi remise en cause. Amplifiée par le développement de l’Internet, la nébuleuse conspirationniste est une source extraordinaire d’histoires. Comme dans chacun de mes romans, j’aime jouer avec les codes d’un univers de la culture populaire, comme le cinéma bis dans Série Z ou le roman policier à énigme dans Le Mystère Sherlock. Dans La Fin du monde a du retard, ce sont les thrillers ésotériques à la Da Vinci Code qui me servent de terrain de jeu.


Est-il simple pour vous d’écrire ? Comment et où écrivez-vous ?
J’ai une approche très ludique de l’écriture : je construis des intrigues rocambolesques peuplées de personnages farfelus dans le but premier de me faire plaisir. Il n’y a donc rien de compliqué ou de douloureux dans cette activité. Je n’ai pas non plus besoin d’un cérémonial pour écrire et je ne formule aucune prière avant de commencer. Et comme j’ai un métier honnête par ailleurs et une famille (honnête aussi), j’écris où je peux et quand je peux…


Vos héros s’enfuient d’un hôpital psychiatrique, est-ce un lieu qui vous effraye ?
Non, car les infirmiers sont très gentils avec moi et qu’ils m’ont donné des pilules roses et vertes pour m’aider à répondre à cette interview avant le couvre-feu. Ce qui m’effraie davantage, c’est de devenir amnésique comme les héros de mon roman. Rien de pire que de perdre la mémoire… D’ailleurs, quelle était la question ?


Quel est le passage du livre que vous préférez ?
La page 112. Je soigne toujours la page 112 dans mes romans car je rêve d’obtenir un jour le Prix de la meilleure page 112.


La Fin du monde a du retard de J.M. Erre : sortie en librairie le 6 février 2014.
Également disponible au format numérique.


Photo de l’auteur : © Philippe Matsas / Opale
Visuel de couverture : © Anne Defréville / Libella